Nougat glacé de Noël


HO HO HO ! Vous avez passé un bon Noël? Vous avez pris 3 kilos en une soirée? Le 26, vous vous êtes réveillé courbaturé tellement vous avez trop bouffé la veille? C’est bien. C’est l’esprit de Noël. C’est ce que voulait l’enfant Jésus. Amen.

 

Dans le cas contraire, si vous avez une famille d’ascètes ou qui ne vous aime pas et que vous avez loupé votre crise de foie annuelle, voici une petite recette pour vous rattraper sur les desserts de Noël. J’ai nommé : le nougat glacé. Parce qu’admettons le une bonne fois pour toute : les bûches pâtissières, personne n’aime ça.

 

Ingrédients

1-ingredients

  • 3 œufs
  • 40 cl de crème fleurette
  • 50 grammes de sucre
  • 100 grammes de miel liquide
  • 150 grammes d’amandes
  • 75 grammes de pistaches
  • 40 grammes de cranberries
  • 40 grammes de raisins secs

 

1. Caramélisez les fruits secs

D’abord faites griller à sec les amandes et les pistaches. Attention, les pistaches étant plus petites et plus fragiles, il faut les mettre dans la poêle après les amandes. Surveillez bien, ces petites choses ont l’intéressante propriété de ne montrer aucun signe de chauffe, jusqu’au moment où, pile à l’instant où vous allez changer la musique, elles brûlent toutes d’un coup. Murphy’s law.

2-amandes-pistaches

 

Quand les amandes et les pistaches commencent à dorer, saupoudrez-les de sucre et laissez caraméliser.

Retirez le bazar du feu et laissez refroidir : encore chaudes, elles sont collantes, mais dès qu’elles auront refroidi elles seront beaucoup plus manipulables.

3-sucre

 

4-caramelise

 

2. Préparez l’appareil à nougat glacé

Mettez le miel à chauffer jusqu’à ébullition.

Pendant ce temps, séparez les blancs des jaunes. Montez les blancs en neige ferme.

 

5-miel

 

En continuant à battre sans cesse, versez le miel bouillant sur les blancs. Cette meringue au miel est la base du nougat glacé.

6-meringue

 

Dans un autre bol, fouettez les jaunes avec le sucre restant, jusqu’à obtenir un mélange mousseux et qui blanchit. Incorporez-les bien à la meringue en soulevant délicatement avec une spatule.

7-oeufs

 

Bon, là, vous en avez fini avec les œufs, du coup on passe à la crème. Encore dans un autre bol (qu’est-ce qu’on utilise comme vaisselle dans cette recette…), montez la crème en chantilly assez serrée. Et à nouveau, incorporez la chantilly dans le mélange meringue / jaune d’œuf.

8-incorporer

 

9-chantilly

 

Enfin, incorporez les amandes et pistaches caramélisées, les raisins secs et les cranberries dans la préparation, en en gardant quand même deux poignées à part.

10-incorporer

 

En gros, cette recette est assez simple. Faut tout battre et tout incorporer. Voilà.

 

3. Réfrigération et service

Versez la préparation dans un moule, un saladier, une terrine, bref, ce que vous voulez, de la taille que vous voulez, pourvu que ce soit recouvert de film alimentaire, ou en silicone, pour permettre un bon démoulage.

 

Laissez prendre au congélateur au moins 12h. Profitez-en pour siffler les bouteilles de champ’ pendant que les autres vont à la messe de Noël, ou inversement selon votre préférence religieuse et hépatique.

 

Au moment de servir, démoulez votre nougat glacé sur un plat et recouvrez-le des fruits secs caramélisés que vous aviez réservés.

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Histoire du nougat

Sur la page Wikipedia du nougat, on peut lire « De nombreuses légendes circulent sur les origines du nougat. »

C’est donc HYPER mystique, je crois.

Tentons de démêler le vrai du faux, et de dégager une véritable cosmogonie du NOUGAT.

 

Contre toute attente, pour une fois, ce ne sont pas les Chinois qui ont inventé le nougat. Les premières mentions du nougat, alors appelé natif, datent du Xème siècle dans un triangle entre Urfa (Turquie) Alep (Syrie) et Bagdad (Irak). A l’époque, ça se passait plutôt mieux dans la région, et les gens s’amusaient donc à cuire du miel et à le mélanger avec des amandes, histoire de rigoler.

 

Ensuite, trajet classique, ça remonte en Italie et en Espagne (turron), puis en Provence, à Montélimar, etc. Là, les Français inventent des tas d’autres histoires, comme quoi le nougat serait F. de souche, et aurait été créé grâce à olivier de Serres.

 

BREF : le nougat, c’est reubeu.

 

Histoire(s) de Noël, de façon plus générale

Pourquoi bouffe-t-on comme des gros porcs à Noël?

Pourquoi fait-on plein de cadeaux alors que les rois mages ne sont arrivés que des semaines plus tard?

Pourquoi la dinde?

Autant de questions auxquelles il est intéressant de tenter de répondre aujourd’hui.

 

Pourquoi la dinde?

Comme chacun le sait s’il a lu Astérix et la Grande Traversée, les dindes viennent d’Amérique.

glouglou

Comme chacun le sait également, Christophe Colomb avait tellement picolé la veille de la découverte de l’Amérique, qu’il était convaincu qu’il était arrivé en Inde. Les mecs auraient donc décidé, comme ça, sur la base d’une grossière erreur de géolocalisation, de baptiser ces gros poulets des « poules d’Inde ». Et le nom « dinde » lui serait resté.

 

Pourquoi pas, mais tout de même, dinde en anglais se disant turkey, est-ce que cela veut dire que Christophe Colomb, en anglais, croyais avoir découvert ENCORE un autre pays?Internet ne nous le dit pas.

 

Turkey

Une belle photo prise à Beyrouth

Ce point étymologique ne nous en dit pas plus sur pourquoi on en mange à Noël. Eh bien il n’y a pas d’explication rationnelle. C’est juste plus gros qu’un poulet mais moins cher qu’une oie. Or, apparemment, la festivité d’un plat dépend de la taille de l’animal qu’on a massacré pour le faire, donc c’est toujours bien d’avoir un très gros animal au milieu de la table.

 

Est-ce bien d’avoir un sapin de Noël?

Perso, je trouve ça écologiquement très borderline, et ça me rend triste et désabusée de voir, chaque année, qu’il y a mille fois trop de sapins à vendre à tous les coins de rue, jusqu’au dernier moment. Comme si un quelconque connard allait avoir besoin, le 24 décembre à 21h, d’acheter un sapin à la sauvette genre « Oh merde, j’ai oublié le sapin! Vite, vite, il me faut un vendeur de sapin ouvert! ».

 

Deux-trois faits sur les sapins de Noël, histoire de plomber l’ambiance :

  • on les plante par hectares et on les dégomme tous à Noël, pour les acheminer vers les villes
  • la culture des sapins de Noël nuit aux écosystèmes. En effet, s’il s’agit d’arbres, ce n’est pas pour autant écologiquement neutre : il s’agit de monocultures, qui nécessitent un terrain très dégagé pour avoir des branches bien horizontales sur lesquels les chiards pourront accrocher des guirlandes lumineuses moches, ce qui justifie donc l’emploi de désherbants en masse
  • un sapin de Noël génère environ 3 kilos de gaz à effets de serre
  • les sapins artificiels, c’est encore pire, il faut 20 ans pour en « rentabiliser » un par rapports aux vrais arbres d’un point de vue environnemental
  • 2/3 des sapins artificiels sont produits en Chine, et exportés, pour un bilan écologique que vous pouvez imaginer

 

Voilà voilà, la prochaine fois je trouverai des raisons de vous gâcher une autre fête, genre le désastre écologique des lapins de Pâques ou autre. Je trouverai, ne vous inquiétez pas.

 

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